Jacques VI et I

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James VI et I était un roi Stewart extrêmement important, mais il a été éclipsé par ses relations notoires : sa prédécesseure en Écosse, sa mère, Marie reine d’Écosse ; en Angleterre, sa cousine, Elizabeth I ; et son successeur dans les deux royaumes, Charles I.

Au-dessus : Jacques VI et Ier après son accession au trône et son installation à Londres. Légué aux National Galleries Scotland par Sir James Naesmyth 1897. Image reproduite avec l’aimable autorisation des National Galleries Scotland.

Né en 1566, il était le produit du mariage malheureux de Mary avec Henry, Lord Darnley. L’assassinat de Darnley au début de l’année 1567, et le mariage trop hâtif de Marie avec l’un de ses auteurs, Lord Bothwell, ont déclenché les événements qui ont conduit à la chute de Marie.

Haut : Gravure de Marie reine d’Écosse avec son fils (futur Jacques VI et Ier), d’après une peinture de F. Zucherri, publiée en 1779.

James VI devient roi d’Écosse en 1567 lorsque Marie est contrainte d’abdiquer. A la mort d’Elisabeth en 1603, il devient Jacques Ier d’Angleterre. Il est donc connu sous le nom de Jacques VI et I.

En 1590, il épouse Anna, la sœur du roi du Danemark, Christian IV. Ils eurent de nombreux enfants, dont trois survécurent à la petite enfance : Henri, qui mourut après une courte maladie en 1612, Charles, qui devait succéder à Jacques, et Elisabeth, qui épousa Frédéric, électeur de Palatinat, et roi de Bohême rapidement déposé. Romantiquement, elle est devenue connue comme la reine d’hiver.

Au-dessus : Anne de Danemark, par un artiste inconnu. Léguée aux National Galleries Scotland par A.W. Inglis en 1929. Image reproduite avec l’aimable autorisation des National Galleries Scotland.

Contrairement à sa mère ou à son fils Charles, Jacques est mort de causes naturelles dans son propre lit en 1625.

Un monarque notable

James a été l’un des plus anciens monarques d’Écosse, roi pendant 58 ans dès l’âge d’un an. Parmi les monarques écossais avant l’union anglo-écossaise de 1707, seul Guillaume le Lion (1165-1214) s’en approche en termes de longévité.

Mais il n’est pas seulement remarquable pour la durée de son règne, mais aussi pour tout ce qu’il a réussi à accomplir au cours de celui-ci.

Parmi ces réalisations, la plus importante est peut-être la gestion minutieuse de sa succession pacifique au trône d’Angleterre en 1603. Ce faisant, il a réuni les « vieux ennemis », les royaumes d’Écosse et d’Angleterre, sous la royauté d’un seul monarque. Cette union dynastique ou royale est connue sous le nom d' »Union des couronnes », qui inclut également l’Irlande. En 1604, Jacques se proclame roi de Grande-Bretagne. Le règne de Jacques a donc produit la première union anglo-écossaise (bien qu’il ne s’agisse pas d’une union politique complète) qui a contribué à former le contexte de l’union formelle de 1707.

James et Marie, reine d’Écosse : une relation troublée

En 1567, à l’âge d’un an, Jacques est placé au château de Stirling pour sa prise en charge et sa sécurité. Après une visite pour le voir, Mary fut  » enlevée  » par James Hepburn, Lord Bothwell (on ne sait pas si elle était consentante ou non) et forcée de se marier avec lui. Cette visite s’est avérée être la dernière fois que James a vu sa mère.

Au-dessus : Les bijoux de Penicuik. On dit que ce médaillon montre Marie, reine des Écossais, et son fils James au revers. Les clercs de Penicuik avaient un lien avec Mary par le biais du mariage. Au XVIIe siècle, un membre de la famille a épousé une petite-fille de Giles Mowbray, l’un des serviteurs de la reine pendant son emprisonnement en Angleterre. Il est possible que le collier soit fabriqué à partir des perles de bracelets offerts par la reine à Giles Mowbray, juste avant sa mort en 1587.

Au cours des vingt années suivantes, ils entretiennent une relation difficile – entravée par la distance physique qui les sépare, les problèmes de communication par lettre ou bouche à oreille, et dépendant de qui avait la garde du jeune roi – et surtout, les tensions liées aux tentatives de Marie de récupérer son trône écossais pendant sa captivité anglaise. Le retour de Marie aurait compromis la royauté de Jacques. Célèbre, Jacques n’a fait que protester auprès d’Elisabeth au sujet de l’exécution de Marie en 1587.

James a ordonné qu’une splendide tombe soit faite pour Marie dans l’abbaye de Westminster lorsqu’il est devenu roi d’Angleterre. Le tombeau de marbre de Marie, avec son dais élaboré, surpasse celui qu’il avait créé pour sa prédécesseure sur le trône d’Angleterre, Elisabeth I. Dans la mort, on pourrait dire que Marie a triomphé de la reine qui avait signé son arrêt de mort, et en commémorant Marie de cette manière, Jacques a peut-être apaisé toute culpabilité qu’il aurait pu ressentir. Étant donné son droit au trône d’Angleterre (en tant qu’arrière-petite-fille d’Henri VII), Marie aurait jugé bon d’être enterrée aux côtés d’autres monarques anglais.

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